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MON FRERE, TE REVOILA !


La deuxième histoire drôle qui me soit arrivée avec le Seigneur s'est déroulée à Nice.


J'allai à ce moment à l'Eglise du Boulevard Walesa. Mon neveu, Pierre, originaire de Briançon, était chez nous en vacances.


A pratiquement toutes mes sorties, notamment pour mon travail, il ne rechignait pas à m'accompagner, mais, pour ce qui était de l'inviter à une réunion d'Eglise, je devais me lever de bonne heure !


Un dimanche matin pourtant, il accepta, non sans me mettre en garde de ne le présenter à personne et de nous tenir à l'écart ! C'était afin qu'il ne se sente pas gêné. J'acceptais cette condition et comprenais parfaitement son point de vue.


Arrivé un peu avant l'heure, je devançais Pierre pour saluer mes frères et sœurs dans la foi, laissant mon neveu vers l'entrée. A ce moment, un frère de bonne corpulence me croisa en tenant les deux bras en l'air et en s'écriant : Oh ! Mon frère, te revoilààààà !!! Et il embrassa Pierre si fortement, que j'ai cru qu'il allait l'étouffer dans ses bras.


Pourtant, d'un seul coup, interpellé par le manque de réaction de la part de Pierre, il lâcha son étreinte et se recula un peu de ce Pierre qui ressemblait plus à une victime qui a reçu un gros pétard qu'à mon neveu et, confondu en excuses, s'exclama : Oh ! Je suis désolé, je vous ai pris pour le frère Henri, vous lui ressemblez tant !


Le dimanche suivant, je l'ai invité à nouveau à une réunion et il refusa catégoriquement. Alors, je lui proposais de voir l'Assemblée de Cimiez, une église de plus de cinq cent personnes. Là bas, ce serait l'anonymat parfait ! Argumentais-je.


D'abord sceptique, puis consentant, il me mit en garde de nouveau d'accepter sa condition qui fut, cette fois, d'arriver en retard et de se placer tout au fond. Pas de problème ! Lui dis-je.


Nous arrivions, comme convenu, largement en retard et, dès l'entrée, un frère noir nous salua et, nous prenant par le bras, nous conduisit pour nous placer. Jamais, depuis que je connaissais cette Eglise, je n'avais vu la salle comble avec des personnes debout à l'arrière. Le frère ne cessait de nous pousser vers l'avant mais je ne voyais pourtant aucune place de libre dans mon champ de vision ! sauf… oui ! Je voyais bien le podium de l'orchestre vide ! Mais non, il n'osera pas ! Me dis-je. Non ! Je n'y crois pas ! Il nous poussa à gravir l'escalier de l'estrade, là devant toute l'assemblée !


Nous avons dû monter sur l'estrade et il nous fit asseoir sur deux chaises… prés du prédicateur, en face de toute l'assemblée qui ne regardait que nous !