MA RENCONTRE AVEC DIEU

          

                                                                                                                  J'avais alors 25 ans en 1976 et j'habitai à Epinal, dans les Vosges.

Parmi les innombrables expériences que j'ai pu partager avec Dieu, les unes et les autres ont été bonnes, difficiles, douloureuses, extraordinaires, mais ce qui en ressort avant tout c'est que, si Dieu est invisible, ses réponses, elles, sont visibles, réelles, concrètes, parfois surprenantes, mais toujours avec des conséquences miraculeuses. Je dis bien "miraculeuses", car elles émanent de l'intervention directe de Dieu à la suite de situations que j'ai toujours choisi de partager avec ce Dieu si différent de ce que j’imaginai avant ma rencontre avec Lui.

J'étais sans religion et j'aimais un Dieu qui, au fond de moi, semblait être un Dieu distant mais pourtant paternel. Il me paraissait accessible uniquement par le moyen de la religion, d’une demande sincère accompagnée d’actes méritoires comme un pèlerinage, une bonne action ou même une demande faite avec insistance comme une prière fervente. Je crois cependant que je l'implorai surtout dans les moments critiques, dans ces passages difficiles de ma vie où j’utilisais la formule consacrée : S’il te plaît mon Dieu, fais-moi réussir mon examen !

Dans ces moments là, j’étais toujours persuadé de parler à un Dieu qui m’entendait !

Le reste du temps, je vivais ma vie, mes passions d’artiste peintre, mes ambitions à courir après toutes sortes de satisfactions matérielles, mon désir de m’enrichir.

Pourtant, si j’accomplissais une bonne action, je sentais l’approbation de ce Dieu qui, bien que distant, "devait" certainement apprécier mes actes méritoires. De même que, lorsque je commettais un acte répréhensible, je ne pouvais pas m’empêcher de sentir le regard pesant de ce Dieu qui semblait me parler au travers de ma conscience (et pourtant, je n’avais aucune religion).

Vers mes vingt quatre ans, je me suis mis à glisser sur une pente dangereuse, (alcool, tabac, sexe, violence…). Ma conscience, sûrement soluble dans l’alcool, ne me tourmentait plus et, du reste, j’avais toujours un argument philosophique à opposer à un reproche sur ma façon de vivre.

Pourtant, au cœur de ma déchéance, je sentais bien, dans mon for intérieur, que j’avais déjà franchi la ligne interdite qui ne me laisserait aucune chance de salut, ni par le purgatoire dont j’avais entendu parler et qui précédait le paradis, ni par une hypothétique négociation avec Dieu pour ce que j'aurai pu faire en échange de ce salut ! Je savais donc que j’avais dépassé le stade des petits péchés et je constatais subitement la gravité de mes actes.

Il me restait la possibilité d’aller me confesser à un prêtre et de repartir d’un bon pied et, si j’ajoutais en substance quelques bonnes actions autour de moi, Dieu m’en serait reconnaissant et montrerait sûrement de l'indulgence à l'égard des actes qui m’empêchait de dormir maintenant.

Des théories, toutes sortes d’arguments contestataires, des excuses, des accusations sur un Dieu coupable de négligence sur sa création, ont eu raison de mon sentiment de culpabilité et plus mon état empirait, plus je me déchargeai de ma responsabilité sur un Dieu apparemment indifférent à ce monde en souffrance.

Mon entreprise battait de l’aile, je m’endettai, même mon travail portait, comme je le disais, la marque de la poisse ! De plus, l’alcool n’arrangeait rien et mon ménage en souffrait beaucoup. Je commençais ce qu’on appelle "la descente aux enfers" et cette situation, qui s’envenimait chaque jour davantage, pesait de tout son poids sur ma déchéance.

Un jour, après une sortie avec un copain et un repas bien arrosé, après avoir repoussé ma femme qui avait tenté de m'arraisonner, ajouté à cela une accumulation de faits immondes, je pris conscience de l’ampleur catastrophique de la situation. Le désespoir s’était emparé de moi ! Je ne voyais plus qu’une issue au dégoût que je m’inspirais moi-même, le suicide !

C’était la finalité à mon désespoir qui avait atteint son paroxysme, émoussé par le taux d’alcoolémie que devait supporter mon sang.

Ce soir là, je pris le volant de ma voiture, déterminé à en finir avec la vie. Roulant à vive allure, sans considération aucune des règles de conduite et du respect du code de la route, la tension montait et je ressassai nerveusement mes problèmes, les amplifiant pour me donner le courage de m’écraser contre un arbre.

J’accélérais sur une ligne droite de toute la puissance de ma voiture, les platanes semblaient défiler à contre-sens, parallèles à la route. Je sentis alors mon cœur battre tellement fort que je pensais que si je ne le faisais pas de suite, le courage me manquerait et, alors que je donnais un brusque coup de volant sur la droite, je fermais les yeux ! J’ai ressenti de violentes secousses sous la voiture qui s’immobilisa au milieu de cette sombre nuit éclairée par la lune.

Je réalisais alors que la voiture était immobilisée dans un champ, la route était derrière moi et j’avais traversé l’espace entre deux platanes.

Je sortis de ma voiture et je m’éffondrais sur le sol en pleurant et, levant les yeux vers le ciel, je criais à Dieu : Je veux crever ! Je ne veux plus de ce monde pourri ! Et tu m’obliges à vivre dans cet enfer et, bien sûr, si je meurs, tu m’envoies aussi en enfer ! Tu as le bon rôle toi, tu n’as pas de problème et tu te fous pas mal de moi !

Ce soir là, j’ai ajouté, à l'attention de Dieu, textuellement, en levant le poing vers le ciel : "Descends de la haut si t’es un homme ! On doit parler tous les deux !"

Je me suis réveillé le matin, dans ma voiture, avec la gueule de bois et transit de froid, réalisant pourquoi je me retrouvais dans ce champ et essayant de rassembler mes souvenirs. Je me demandais ce que j’allais faire de ma vie. J’étais au volant de ma voiture et je sentis une force invisible soulever ma main droite. Cette force invisible avait une douceur incroyable et elle me fit prendre le stylo qui était à portée de ma main dans la console. Me dirigeant vers le calepin que j’emporte toujours dans ma voiture pour noter mes devis, elle me fit écrire très doucement chaque lettre ! Mon cœur se mit à battre, une joie immense m’envahissait, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, mais une réponse du ciel me parvenait ! Un miracle était en train de se produire ! Dieu me répondait, j’en étais sûr ! Les lettres assemblées les unes aux autres donnaient ceci : Georges, lis la Bible !

Quelle ne fut pas ma surprise ! La Bible ! C'est pour les curés ! Disais-je. J’avais vu un missel catholique une fois, mais je n’y avais rien compris !

Nous n'avons jamais eu de Bible dans la famille, mais l’excitation produite par ce miracle me redonnait goût à la vie et je remerciais Dieu et Lui demandais pardon de l’avoir insulté la veille. Je filais tout droit vers une librairie et, après un bon café bien serré, je me rendais à l’intérieur du magasin cherchant le rayon à la rubrique des religions. Une vendeuse me voyant perplexe me demanda : Je peux vous aider monsieur ? Je répondis à voix basse : Je voudrais une Bible ! Elle s’écria tout haut, me mettant mal à l’aise : Vous voulez une Bible, mais c’est très bien ça monsieur ! L'ancien testament ou le nouveau testament ? Ne comprenant pas la question je répondis : L’ancien doit sûrement être périmé, donnez-moi le Nouveau Testament ! Arrivé chez moi avec sous le bras un gros volume blanc contenant uniquement les quatre évangiles, je m’installais dans un fauteuil et j’ouvrais la première page de ma chère Bible, cette Bible que Dieu en personne m’avait miraculeusement demandée de lire.

Sur la première page était écrit :

"DIEU FAIT HOMME DESCENDU SUR LA TERRE POUR PARLER AUX HOMMES"

J’ai eu la gorge nouée, car cette fois Dieu me répondait pour de bon. N’avais-je pas défié Dieu de descendre sur la terre pour s’expliquer avec moi ?

La suite fut encore plus éprouvante et passionnante. La personne de Jésus m’apparaissait pour la première fois comme Celui qui m’avait répondu. Je dévorais littéralement les quatre Evangiles en trois jours, sans arrêt ! Au bout de ces trois jours, je savais une chose, même si je n’avais pas compris les paraboles, c’est que je devais me repentir devant Jésus et que je recevrai le pardon et le salut par son sacrifice à la croix.

Je me mis à l’écart dans un coin de ma chambre, il faisait sombre, mais je n’avais qu’un désir, vider mon cœur devant Jésus. Alors là, à genoux, j’ai commencé, difficilement, à énumérer mes pêchés et, au fur et à mesure que je demandais pardon pour quelque chose, d’autres souvenirs ignobles suivaient et plus j’en avouais et plus je pleurais et hurlais de dégoût en considérant cette vie.

J’ai dû pleurer pendant des heures… Puis, dans cette chambre sombre, une lumière très douce m'est apparue dans le coin où je me tenais à genoux et cette même force qui m’avait déjà touché serrait mes deux mains jointes et les élevait jusqu’à la hauteur de mon front. Je sentais la présence de Jésus devant moi et c’était Jésus qui tenait mes deux mains dans les siennes. Il était là, debout devant moi !

Je veux préciser qu'il s'agit là d'un témoignage véritable, relatant les faits authentiques qui m'ont amené à la conversion.

Toujours est-il que cela a été l’étincelle qui a activé ma foi !

La suite des témoignages écrits dans ce site n’est pas moins extraordinaire ! Je précise toutefois que, si Dieu s’est servi de cette manière physique pour me rencontrer, jamais il n’a réutilisé de moyen identique jusqu'à ce jour. Je dis cela car Dieu s’adresse à chacun de manières différentes. Untel a vu un ange, un autre est revenu de la mort, celui-là s’est converti sur un simple message biblique et, avec moi, Il a écrit par ma main !

Mais personne ne choisit ni le moment, ni le lieu, ni le moyen, on a tous rendez-vous un jour avec son créateur.

Mieux vaut que cela se fasse de notre vivant sur terre !


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