IL SE LEVA SUR SES DEUX JAMBES


Au début de mon activité, je devais souvent sous-traiter certaines prestations compte tenu de mon impossibilité d'embaucher à temps complet.

Un jour, un client me demanda le rafraîchissement de sa façade ainsi que la fabrication de l'enseigne indiquant le nom de son magasin.

Je trouvais alors un peintre en bâtiment et, après que nous nous soyons entendus sur la durée du chantier, nous nous sommes mis d'accord sur la façon dont nous allions collaborer.

Ce jeune peintre se prénommait Youssef, il était âgé de 25 ans environ. Il était d’origine marocaine et nous nous entendions très bien.

Un jour, alors que je passais le chercher au bas de son immeuble, il m’invita à monter chez lui prendre un café et j’acceptais volontiers.

Sa mère s’empressa d’être aux petits soins pour me faire honneur et, devant une assiette de gâteaux orientaux présentés sur un modeste service d’argenterie, le thé, le café, le lait et le sucre, abondaient sur la table de la salle à manger.

Sa maman était habillée selon leur coutume et cela ne me choquait pas du tout étant moi-même né au Maroc et malgré que je sois rentré très jeune.

La conversation avait du mal à s’engager, je ne savais pas de quoi parler, sinon que de notre travail en cours.

Un moment, j’entendis un homme tousser juste derrière moi, à quelques mètres. Un rideau séparait la salle de séjour de ce qui semblait être un petit salon.

Je regardais Youssef, qui comprit de suite l'objet de mon interrogation. Il se leva alors et traversa la pièce vers le rideau, puis dit à cet homme en arabe : C’est mon employeur, puis-je te le présenter ? Il répondit oui et se prépara. Alors, le rideau s’ouvrit sur un grand lit et le père de Youssef, qui était alité, me fut présenté. Je le saluais, désolé que j'étais de le déranger dans son sommeil mais, en vérité, ce brave homme était paralysé. Ce lit et son siège roulant étaient tout son univers dans cette maison.

J’étais ému pour ce pauvre homme qui me montra, résigné, le tapis accroché sur le mur qui représentait le Coran et toute sa symbolique.

Il me disait : Mounana ! Quelque chose comme : Dieu me voit !

Je commençais à parler de mes souvenirs, de mon enfance au Maroc, et cela permit de nous mettre à l’aise sur ce simple point commun !

Je lui demandais alors ce qu’il pensait de Jésus, ce à quoi il me répondit qu’il Le respectait comme un très grand prophète.

Je lui affirmais que Jésus est le Fils de Dieu et Dieu Lui-même et qu'Il s'est manifesté aux hommes de toutes races et de toutes nations. Je lui présentais Jésus comme Celui qui sauve et qui guérit quiconque se repent devant Lui et L’invoque.

Il était ému de ce que quelqu’un puisse lui apporter un message d’espoir mais il avait un air tellement résigné qu’en moi-même je disais : Il ne croit probablement en rien en dehors du Coran !

Je demandais alors à Jésus : Seigneur que ferais-tu là, maintenant ?

Alors, sans plus attendre, je dis à cet homme : Je vais prier pour vous, maintenant, avant de partir travailler !

A mon étonnement, il prit ses jambes une à une en les soulevant de ses deux mains puis, tremblant et au prix de gros efforts, il parvint à s'asseoir au bord du lit.

Encouragé par son acte d’humilité, je posai un genou à terre, mis une main sur son épaule et l’autre sur ses jambes, puis implorais la grâce et la puissance de Jésus sur cet homme. Je remerciais Jésus d’aimer et de bénir cette famille et aussi de m’assister dans ma demande de guérison, moi qui n'étais qu’un jeune chrétien avec une petite foi.

Pendant que je priais, là, à genoux, une pensée furtive traversa mon esprit en me disant : Tu vas partir, rien ne changera et tu vas passer pour un rigolo !

Quand j’eus fini de prier, je me relevais pour encourager cet homme à s’attendre à Jésus et à espérer dans la foi. A ma stupéfaction, il s’agrippa à mon bras se leva sur ses deux jambes, arquées et encore fébriles, puis s’engagea seul dans une démarche incertaine jusqu'à l'autre bout de la pièce ! Vu de dos, on aurait cru un bébé faisait maladroitement ses premiers pas.

Il revint rapidement, le visage contracté mais heureux, puis vint s’agenouiller devant moi et, me baisant les mains, il me bénit de mille mots !

Naturellement, je lui interdis de me remercier, moi, mais plutôt Celui qui était l'auteur de ce miracle, notre Seigneur et Sauveur Jésus.

Sa compagne était très choquée, elle pleurait, elle essayait de l’aider à se coucher, elle le regardait ne réalisant pas très bien la situation. Je crois qu’elle n’avait jamais envisagé une telle éventualité ni la possibilité telle guérison.

Alors, adressant un regard vers Youssef, je lui dis : Tu viens au travail ? Il me répondit joyeusement : Oui !

En fait, je ne désirais pas m’éterniser suite à cet heureux dénouement pour ne pas recevoir les honneurs que seul Jésus pouvait et devait recevoir. A vrai dire, j'étais choqué autant qu'émerveillé du résultat qu'ils l'étaient eux-mêmes !

Dans la voiture, avant de partir vers notre travail, je m’adressais alors à Youssef en lui disant : Youssef, réponds-moi franchement, il était vraiment paralysé ton père ?



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