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LES PREMIERES GRANDES HERESIES
1- Le judéo-christianisme: Il a commencé au tout début. # Ac 15:1 L'Apôtre Pierre prenait cette voie. Il a fallu que l'Apôtre Paul l'éclaire sur ce sujet. # Ga 2:14 Plus tard, en Asie Mineure, certains judaïsants ont combiné leur légalisme avec des spéculations sur les anges. En Paul, ils ont trouvé un adversaire énergique. # Ga 1:8, Col 2:18, Heb 1:4-6, 1:13, 2:5-9 Ce légalisme continue à sévir au II° & III° siècles, et même il se précise. Aujourd'hui, il persiste au travers de ceux qui observent le Sabbat tout en se réclamant de l'Evangile. 2- Les Nicolaïtes: # Ap 2:6, 2:15 Ils ont surtout exercé leur activité en Asie mineure. Ils semble qu'ils aient eu une indulgence coupable pour le culte des idoles et pour l'impureté. Ils étaient, semble t-il, attachés à la doctrine de Balaam. # Ap 2:14 3- Cérinthe Cérinthe contestait l'inspiration de l'Ancien Testament et professait des idées erronées sur la personne de Jésus. Pour lui, Jésus n'était qu'un homme né comme les autres, le Christ serait venu habiter en lui à son baptême et l'aurait quitté avant la crucifixion. Cette hérésie, comme celle des Nicolaïtes, fut violemment combattue par l'Apôtre Jean. # 1Jn 1:1-4, 2:4-5, 2:18, 2:22-23, 2:26, 3:7-8, 4:1-3, 5:1, 5:10, 5:21, 2Jn 1:7 4- Ignace d'Antioche Il fut disciple de l'Apôtre Jean. Il donne à l'évêque une nette prééminence sur les Anciens, créant ainsi une organisation hiérarchique de l'Eglise. Il est aussi le premier à parler de l'église catholique. 5- Papias Fut évêque d'Hiérapolis. Il a peut-être aussi connu l'Apôtre Jean. Il a versé dans de regrettables exagérations à propos du millenium. 6- Clément de Rome Evêque dans cette ville (90-99). Il fut un partisan du renforcement de l'autorité ecclésiastique. 6- Le pasteur d'Hermas Est une vision, accordée à l'auteur, un certain Hermas, de Rome, qui vivait vers l'an 150. Cet ouvrage " Le Pasteur", traité de pénitence, a joui d'une grande réputation dans l'Eglise primitive. On a failli le ranger dans le Nouveau Testament. 7- Le gnosticisme Le mot gnose veut dire connaissance. Les gnostiques prétendaient connaître les mystères de l'existence. Leur principe fondamental consistait à identifier le bien avec l'esprit, et le mal avec la matière. En conséquence, ils étaient obligés de nier la création, l'incarnation, la Rédemption par le sang et la morale chrétienne. Le plus redoutable des gnostique fut Marcion, originaire d'Asie Mineure, qui vint s'établir à Rome et se joignit à l'église. Il s'en sépara pour fonder une église rivale, avec un clergé bien organisé. 8- Le montanisme Cette hérésie prit naissance en Asie Mineure au second siècle et doit son nom à Montanus, qui s'identifiait avec le Consolateur. Tertullien a été momentanément montaniste. Ensuite, il fonda la secte des tertullianistes. 9- Les antitrinitaires Parmi eux, les uns sont subordinatiens, c'est-à-dire qu'ils nient la divinité de Jésus et la personnalité du Saint-Esprit. Le plus célèbre d'entre eux est Paul de Samosate, évêque d'Antioche. D'autres, modalistes, envisageaient que le Dieu unique avait été d'abord Père, sous l'ancienne Alliance, puis Fils pendant le vie de Jésus, puis Saint-Esprit, sous la nouvelle Alliance. Le plus célèbre de ces docteurs était Sabellius, qui vivait au III°siècle. Sa doctrine était appelée sabellianisme. 10- Irénée Originaire d'Asie Mineure. Il avait connu Polycarpe. Il succéda à Pothin comme évêque de Lyon à la fin du second siècle. Il en appelle à la tradition des Eglises apostoliques, en particulier celle de Rome, dans laquelle il voit une chaîne de témoins fidèles, mais sans lui donner la prééminence. 11- Cyprien Issu d'une bonne famille de Carthage, il devint évêque de cette ville au milieu du II° siècle. Pour lui, " hors de l'Eglise, il n'y a pas de salut ". L'unité de l'Eglise repose sur l'Apôtre Pierre et tous les évêques sont les héritiers de son autorité. Il recommanda le baptême des enfants.
C'EST A LA FIN DU II° & AU III° SIECLE QUE LES PRETENTIONS ROMAINES SE FONT JOUR.
LA FORMATION DU CATHOLICISME PRIMITIF. 1- Renforcement de l'organisation. 1. La notion d'Eglise catholique. Le mot catholique, qui veut dire universel, est appliqué pour la première fois à l'Eglise dans une lettre d'Ignace (aux Smyniotes 8.2). Il tend, de plus en plus, à désigner les fidèles qui sont restés dans la vérité et qui se trouvent dans tout l’empire romain et au-delà, par opposition aux hérétiques et aux schismatiques qui en général sont limités à une région géographique. Dès le II° siècle, des questions d'ordre général amènent la convocation de conciles provinciaux. Ainsi le montanisme et plus tard l'hérésie de Paul de Samosate furent condamnés par des conciles qui groupaient plusieurs évêques. 2. Recul des ministères charismatiques. Encore pratiqués à la fin du I° siècle, et attestés dans le Didaché, ces ministères perdent de leur importance. La tentative faite par Montanus de les revaloriser n'aboutit qu'à les discréditer tout à fait dans l'Eglise officielle. 3. L'épiscopat. Le mot évêque ou surveillant, au temps du Nouveau testament, était synonyme d'ancien. C'est encore le cas chez Clément de Rome et dans la Didaché. Avec Ignace, la hiérarchie à trois étages s'établit. L'évêque devient le pasteur unique de l'Eglise locale, et même il se trouve à la tête de plusieurs paroisses qui forment un diocèse. Les anciens (ou presbytres) tendent à devenir des prêtres. Les diacres occupent le troisième rang. Les Eglises anciennes (catholiques) étaient fières d'avoir une série ininterrompue d'évêques qui remontait au temps des apôtres (succession apostolique). L'ignorance des fidèles et leur nombre grandissant, la nécessité des prendre des mesures rapides en temps de persécution, la lutte contre les hérésies qui demandait une connaissance avertie de la vérité, certains excès du montanisme, et, il faut le dire, les qualités personnelles de plusieurs évêques ont favorisé le développement de ce régime épiscopal. 4. Les ordres mineurs. Certains laïcs avaient une part active au culte; les lecteurs, chargés des livres saints, les exorcistes qui imposaient les mains aux candidats au baptême pour en chasser le démon; les portiers chargés de la discipline du culte, les chantres et les acolytes. Note personnelle: Ce texte démontre bien qu'à peine les apôtres disparus et sous les yeux de l'apôtre Jean encore en vie, des hommes s'élevèrent au dessus des directives du Saint-Esprit concernant les Ministères (diakonia) pour établir une organisation pyramidale où un seul homme se retrouvait à la tête d'une Eglise. Ainsi disparaissait la conduite par l'Esprit voulue par le Seigneur. Bien vite apparut la papauté...
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