Sortez de Babylone !

 Fuyez du milieu des Chaldéens ! Annoncez ceci à grands cris, publiez-le, portez-le jusqu'au bout de la terre ! Dites : L'Éternel a racheté Jacob, son serviteur.
Quand il les a fait marcher par les déserts, ils n'ont pas eu soif ; il a fait jaillir pour eux l'eau du rocher ; il a fendu le roc, et l'eau a coulé!
Il n'y a point de paix pour les méchants, dit l'Éternel.
Esaïe 48:20-22

Introduction de Bibliorama : La Grande Babylone, c'est un culte religieux idolâtre, abominable et universel.

Babylone est citée plus de 300 fois dans la Bible (301 fois dans la traduction Segond 1910, 293 fois dans la traduction Ostervald 1744). L'essentiel de ces citations se trouve dans les livres historiques de l'Ancien Testament car Babylone était la capitale du Royaume assyrien où le peuple juif fut déporté à la fin du VIe siècle avant JC.

Dans le Nouveau Testament, on retrouve 6 fois le nom de Babylone dans le livre de l'Apocalypse. L'apôtre Jean a qualifié de "grande Babylone" une grande ville qui diffuse une religion abominable et qui est condamnée à être détruite par la colère de Dieu. Voici les passages bibliques :

Apocalypse 14:8  Et un autre ange le suivit, en disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone, la grande ville, parce qu'elle a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de son impudicité.

Apocalypse 16:19  Et la grande cité fut divisée en trois parties; les villes des nations furent renversées, et Dieu se souvint de la grande Babylone, pour lui donner la coupe du vin de la fureur de sa colère.

Apocalypse 17:5  Et sur son front était écrit un nom: Mystère: Babylone la grande, la mère des fornicateurs et des abominations de la terre.

Apocalypse 18:2  Et il cria avec force et à grande voix, et dit: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, et elle est devenue la demeure des démons, et le repaire de tout esprit immonde, et le repaire de tout oiseau immonde et horrible.

Apocalypse 18:10  Ils se tiendront loin, dans la crainte de sa torture, et ils diront : Malheur ! malheur ! La cité, la grande Babylone, la ville puissante, car sa condamnation est venue en une heure !

Apocalypse 18:21  Alors un ange puissant prit une pierre comme une grande meule, et la jeta dans la mer, en disant: Ainsi sera précipitée avec violence Babylone, la grande ville, et on ne la retrouvera plus.

  • Babylone est une prostituée. Dans le langage de la Bible, la fornication spirituelle, c'est l'idolâtrie.
  • Babylone est puissante : elle règne sur les peuples de la terre.
  • Babylone est une abomination, car tous les démons de la terre y trouvent leur repaire.

L'apôtre Paul nous a prévenu que l'idolâtrie met les croyants en communion avec les démons (1 Corinthiens 10:20). La Grande Babylone c'est donc avant tout un culte religieux idolâtre, abominable et universel.

Nombreux sont ceux qui croient que le catholicisme est un culte chrétien. Dans cette exposition, nous verrons quelles sont les vraies racines du culte catholique, héritées des religions païennes de l'Antiquité. Il ne suffit pas de se dire chrétien, ou d'afficher une vague croyance en la Bible pour recevoir le salut gratuit des enfants de Dieu : il faut avant tout obéir à Dieu.

Jésus a dit :
Tous ceux qui me disent : Seigneur ! Seigneur ! n'entreront pas dans le Royaume des cieux; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Matthieu 7:21

Dans cette expo, je te propose de retrouver les origines des rites catholiques, pour répondre à la question : l'église de Rome fait-elle la volonté de Dieu contenue dans la Bible ?

Je me suis toujours senti très attristé en pensant que ces hommes et ces femmes qui ont placé leur foi dans les doctrines catholiques, sont devenus malgré eux des brebis conduites dans un culte démoniaque, par des loups ravisseurs.
(sur l'illustration, deux millions de jeunes catholiques, à la fête d'accueil du pape, à Tor Vergata, près de Rome, le 15 août 2000, jour de l'Assomption de la Vierge).

Par manque de connaissance biblique, ils se confient dans des traditions humaines, fêtant l'arbre de Noël, les oeufs de Pâques, l'Assomption de la Vierge, formant des processions, pliant le genou devant des statues, communiant avec des reliques abominables, sans avoir conscience de reproduire des cultes païens antiques.

Nous qui sommes enfants de Dieu, nous laisserons-nous emportés à tout vent de doctrine ? N'avons-nous pas la Bible, Parole de Dieu, unique fondement de notre foi, qui ne change pas, pour reconnaître, pour discerner, la volonté de Dieu pour le salut de nos vies ?

Tu trouveras dans cette expo beaucoup de références bibliques qui montrent que les doctrines catholiques sont fausses, désobéissantes et indignes.

Livre de A. HislopAu cours de cette étude biblique, nous avons consulté le livre historique d'Alexandre Hislop, Les deux Babylones, écrit dans les années 1860 en Angleterre et publié en anglais en 1910. Le livre a ensuite été traduit en français par le pasteur J.E. Cerisier et publié au Canada.
On le trouve très rarement chez les bouquinistes.
On peut le lire sur le web à l'adresse : http://www.chez.com/kustodia/DeuxBab1.htm

Alexandre Hislop était un savant en philologie, c'est-à-dire un spécialiste de l'étude des langues anciennes sur la base de documents écrits. La philologie vise essentiellement à restituer un texte en comparant des variantes, en classant les points communs, en analysant les étymologies afin de dégager des critères d’authenticité. Elle fait appel aux connaissances linguistiques.

A travers l'étude des mots et des étymologies contenus dans les mythes et les religions de l'Antiquité, Alexandre Hislop a recomposé le fil historique qui relie le Catholicisme aux anciennes religions chaldéenne, égyptienne, grecque et romaine.
Le constat est effarant !

 

Une exposition en 5 panneaux

1 - Le premier panneau de l'expo explique ce que sont les religions à mystères de l'Antiquité.
Ces cultes idolâtres reposaient sur la toute-puissance d'un clergé avide de domination, imposant son joug sur des prosélytes effrayés : ces cultes étaient basés sur des rites d'initiation, ésotériques et mystérieux, qui mettaient les hommes en relation avec les démons (sur l'illustration, l'Aurige des mystères du culte d'Apollon, bronze du Ve siècle av JC).
Les sciences occultes des Chaldéens de Babylone ont perverti les vérités transmises par les Patriarches Juifs du peuple de Dieu. En déformant ces vérités, et en les réorientant vers un culte au démon, la religion de Babylone, mère de toutes les autres religions, est devenue une "singerie" du culte voulu par Dieu.
C'est de cette époque que date la vénération d'un faux-messie, d'un antichrist !


2 - Dans un second temps, nous suivrons le fil historique des fêtes religieuses qui traverse l'Antiquité païenne pour arriver jusqu'au Catholicisme d'aujourd'hui.

Les principales fêtes catholiques de Noël, de l'Annonciation, de Pâques, de la Saint-Jean, et de l'Assomption sont toutes des copies fidèles des fêtes païennes antiques. Les processions des idoles, encouragées par les prélats, en sont un reflet tristement actuel.

3 - Tous les accessoires de la tradition catholique proviennent des cultes païens : ses principaux objets cultuels sont souillés par l'idolâtrie : le signe de la croix, les statues habillées et couronnées, les processions, les lampes et les cierges, les chapelets, le culte des reliques, tout était déjà présent dans la Babylone antique.
Le sacrifice non sanglant de la messe et la réalité spirituelle contenue dans l'hostie sont hérités du culte d'Isis, qui était déjà une mère médiatrice et miséricordieuse !
Le culte de la Rome d'aujourd'hui reproduit à l'identique le culte de la Babylone païenne du temps de l'Apôtre Jean.

4 - Le rôle que joue le Pape et son clergé est fondamental : tout le système hiérarchique du Vatican suit les méthodes de transmission du savoir ésotérique des religions à mystères. Le clergé est contrôlé avec une domination sans partage et l'autorité papale agit par la puissance du Prince de l'air. Alexandre Hislop démontre que la Bête apocalyptique qui monte de la Terre, aidée par la Bête qui monte de la mer correspondent bien au Pape et à son clergé, au service de Satan.

5 - Enfin, nous nous pencherons sur le culte de la vierge. La "Mère de Dieu", la "Reine du Ciel", la "médiatrice" entre Dieu et les hommes est une invention très ancienne.

Dès les premiers temps de l'Antiquité, les prêtres chaldéens avaient déjà instauré son culte : c'est la figure de l'Eve primitive, une Eve qu'on adorait car elle devait mettre au monde le faux-messie.

J'espère que cette expo te permettra de répondre à la question finale que je pose dans le panneau de conclusion : oecuménisme ou sanctification (séparation) ?

S'il est bien démontré que le Catholicisme romain est un culte à Satan, combien il serait dangereux de ne pas savoir quelle attitude adopter face à lui...

Que Notre Dieu, Père du Seigneur Jésus-Christ, seul sauveur et seul médiateur, te conduise par la lumière de la Bible et t'arrache à la colère à venir.

Et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et un grand tremblement de terre; un si grand tremblement, qu'il n'y en avait jamais eu de pareil depuis qu'il y a des hommes sur la terre.
Et la grande cité fut divisée en trois parties; les villes des nations furent renversées,
et Dieu se souvint de la grande Babylone, pour lui donner la coupe du vin de la fureur de sa colère.
Apocalypse 16:18-19

 

Les prêtres chaldéens ont perverti la Parole de Dieu
 

 Fuyez loin de Babylone, et que chacun sauve sa vie, de peur que vous ne périssiez dans son iniquité! Car c'est le temps de la vengeance de l'Éternel; il lui rend ce qu'elle a mérité.
Babylone était dans la main de l'Éternel une coupe d'or, qui enivrait toute la terre; les nations ont bu de son vin, c'est pourquoi les nations sont devenues folles.
Jérémie 51:6-7

Et il me transporta en esprit dans un désert; et je vis une femme assise sur une bête de couleur écarlate, pleine de noms de blasphème, et ayant sept têtes et dix cornes. La femme était vêtue de pourpre et d'écarlate, parée d'or, de pierres précieuses et de perles; elle tenait à la main une coupe d'or, pleine des abominations et des souillures de sa prostitution.
Et sur son front était écrit un nom: Mystère: Babylone la grande, la mère des fornicateurs et des abominations de la terre.
Apocalypse 17:3-5

Les mystères babyloniens

Dans les versets précédents, la Bible évoque la réalité du mystère babylonien qui commence dans l'Ancien Testament, avec le prophète Jérémie, et qui se poursuit dans le Nouveau Testament, avec le prophète Jean.

Y a-t-il une analogie entre le système babylonien de l'Antiquité et la Babylone de la fin des Temps ? L'apôtre Paul écrit en 2 Thessaloniciens 2:7 que le Mystère de l'Iniquité, c'est-à-dire l'activité du Péché dans toute sa puissance, agissait déjà à son époque. Qu'en est-il 2000 ans plus tard ?

 

Le pouvoir du clergé babylonien

Pour comprendre la suite de l'exposition "la Grande Babylone ou les prostitutions païennes du catholicisme romain", il est important de savoir comment se déroulaient les grandes religions à mystères de l'Antiquité.

De Babylone à Rome, en passant par les cultes égyptiens et grecs, de nombreux cultes comportaient des initiations aux mystères que seul un clergé de prêtres initiateurs avait le pouvoir de révéler aux prosélytes (Ci-contre, l'Aurige de Delphes, grand prêtre du sanctuaire d'Apollon, bronze du Ve siècle av JC).

Le mot mystère, myêsis : initiation, vient de myô : fermer la bouche qui a donné mystês : le myste, celui qui initie. Les cultes à mystères babyloniens étaient contrôlés par un clergé puissant.
Les prêtres parvenaient à exercer une domination sans partage sur les gens du peuple en leur faisant croire qu'ils étaient les seuls à détenir les clés pour entrer en relation avec les dieux. Avant toute initiation, les prêtres confessaient les participants pour les absoudre et les purifier.

Les cultes à mystères se sont répandus dans tout l'Orient : culte d'Isis et Osiris en Egypte, Cybéle et Attis en Phrygie, Adonis en Phénicie, Mithra en Iran.

On a retrouvé la trace de ce même cérémonial dans le culte grec d'Apollon à Delphes, connu sous le nom de "Mystères d'Eleusis". (Sur l'illustration de gauche, Egée consulte la Pythie, oracle de Delphes, détail d'une céramique grecque du Ve siècle av JC, conservée au musée des Antiquités de Berlin.)

Là, la Pythie, une prêtresse enivrée de vapeurs hallucinogènes, délivrait des oracles qui ne pouvaient être interprétés que par les prêtres. On devait donc les payer pour connaître la signification des mystères. Le clergé initiait aussi le peuple qui aspirait à l'immortalité.

Demeter et PerséphoneLes mystères d'Eleusis furent les plus pratiqués en Grèce. Toute l'élite intellectuelle y prenait part. Sur le grand relief de marbre ci-contre, qui date d'environ 440 av JC, est représentée la trinité de la fertilité du culte d'Eleusis : à gauche, Déméter, au centre, le fils du roi d'Eleusis, Triptolème, et à droite la déesse Perséphone.

Voici un texte de Théon de Smyrne, écrit au IIe siècle qui explique le principe des religions à mystères :

"Il y a 5 parties dans l'initiation, la première est la purification préalable, car ne doivent pas participer aux mystères indistinctement tous ceux qui le désirent, mais il y a des aspirants que la voix du héraut écarte, tels ceux qui ont les mains impures, ou dont la parole a manqué de prudence. Ceux-là même qui ne sont pas repoussés doivent être soumis à certaines purifications.

Après cette purification vient la tradition des choses sacrées qui est proprement l'initiation. En troisième, vient la cérémonie de la "pleine vision" (degré supérieur de l'initiation).

La quatrième, fin et but de la pleine vision est la ligature de la tête et l'imposition des couronnes, afin que celui qui a reçu les choses sacrées devienne capable d'en transmettre à son tour la tradition à d'autres, soit par la dadouchie (port des flambeaux), soit par l'hiérophanie (interprétation des mystères), soit par un autre sacerdoce.

Enfin la cinquième partie est le couronnement de toutes les autres, c'est d'être ami de Dieu et de jouir de la félicité qui consiste à vivre dans un commerce familier avec lui".

Temple d'Apollon à DelphesAvant les rites préalables de purification il y avait la confession obligatoire. En recevant la confession des gens, les prêtres renforçaient leur pouvoir sur eux. Par la menace, ils s'assuraient aussi que les mystères du culte ne seraient pas trahis par les initiés. Enfin, ils pouvaient être au courant de toutes les affaires de la cité et tirer de nombreux profits par cette ingérence. (Sur l'illustration de gauche, les ruines du temple d'Apollon à Delphes).

Teple d'Athéna Pronaia à DelphesPuis au cours d'un cérémonial de 8 jours, les initiés participaient aux grands mystères : bain rituel dans la mer, procession solennelle, jeûne. Le clergé leur montrait aussi les objets sacrés du culte (reliques). (Sur l'illustration de droite, les ruines du temple d'Athéna Pronaia à Delphes).

La dernière étape avait lieu la nuit de "l'Epopteia" (feu éblouissant), pérégrinations de l'âme dans une expérience de mort et de renaissance dans l'immortalité à travers la communion avec les démons et les forces des ténèbres.

 

La coupe des impudicités

Babylone était dans la main de l'Éternel une coupe d'or, qui enivrait toute la terre; les nations ont bu de son vin, c'est pourquoi les nations sont devenues folles.
Jérémie 51:7

Coupe des rois assyriensPour symboliser les cultes mystérieux de la Babylone idolâtre, le prophète Jérémie évoque une coupe d'or : cette coupe est fondamentale.

Elle fait référence à ceux qui, voulant être initiés aux mystères de la religion des chaldéens, buvaient préalablement des breuvages mystérieux, mélange de vin, de miel, de farine et de recettes secrètes destinées à provoquer une perte de contrôle et à exciter les passions. (Cf. Eusèbe Salverté, Des sciences occultes). Sur l'illustration, la coupe que tient la femme est la même que la coupe des rois assyriens.

dianeL'origine de ces cultes à mystères remontent à Sémiramis, reine de Babylone, qui selon Eusèbe, régnait à l'époque d'Abraham. Licencieuse et adonnée aux excès en tout genre, elle se faisait adorer comme Rhéa, la Grande Mère des Dieux (Cf Hésiode, Théogonie). Les rites qu'on célébrait à Babylone étaient si odieux que l'historien grec Hérodote en parle comme de la capitale de la prostitution. Pline nous dit que la coupe d'or de Sémiramis pesait 15 talents d'or (1200 livres) et tomba entre les mains de Cyrus le Grand. Sémiramis est le prototype même de la prostituée dont la Bible parle.

Le culte de Sémiramis fut transposé en Grèce.

La Diane d'Ephèse, sur l'illustration de droite, avec sa tour sur la tête, est expressement identifiée comme une figure de la Sémiramis antique. Elle aussi avait tous les attributs de la mère des dieux, bien qu'en plus, on la considérait comme une vierge protectrice.

L'auteur Pausanias évoque la statue de la déesse Némésis, adorée à Smyrne comme déesse de la vengeance. Parfois elle était représentée avec des ailes de Cupidon, et passait pour être la déesse de l'amour Vénus. Ceux qui participaient à ses rites initiatiques savaient que Némésis se montrait à eux sous un visage langoureux et libidineux mais qu'elle était redoutable envers quiconque révélait les mystères de son culte. Ceci explique l'analogie qui fut faite entre Némésis, déesse de la vengeance et Vénus, déesse de la licence sexuelle.

C'est ce double portrait que dresse l'apôtre Jean dans Apocalypse 17:5 et 6 quand il parle de "la mère des fornicateurs" (Vénus) et de "la femme enivrée du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus" (Némésis).

 

coupe catholiqueVoici posés les fondements de la religion à mystères babylonienne, qui a influencé toutes les autres religions de l'Antiquité, sur lesquels notre étude du Catholicisme va reposer.

En découvrant et en comprenant les rites et les pratiques de l'Antiquité païenne, retrouverons-nous des analogies, voire des influences, avec le catholicisme romain ?
L'église catholique romaine est-elle cette prostituée idolâtre qui enivre les peuples de la terre avec une coupe d'or d'abominations et de souillures ?
(Sur l'illustration ci-dessus, l'avers et le revers d'une médaille catholique du XIXe siècle : le pape Léon XII la fit graver en 1825 pour son Jubilé. L'église catholique est représentée par une femme assise qui offre une coupe à boire de la main droite. Autour d'elle, on lit l'inscription "Sedet super universum" (elle a pour siège l'univers entier)...

fêtes catholiques : l'héritage du paganisme

 

Au sommaire de ce chapitre :

1- Les 5 grandes fêtes catholiques reproduisent des fêtes babyloniennes :

2- La procession des idoles


1 - Les 5 grandes fêtes catholiques reproduisent les fêtes babyloniennes

Noël, ou la soit-disant naissance du Christ

Pourquoi cette fête le 25 décembre ? Aucun passage biblique ne justifie ce choix. Au contraire, la naissance de Jésus a eu lieu pendant que les bergers passaient la nuit dans les champs avec les moutons. Ce n'était donc pas entre décembre et février car les nuits sont trop froides en Judée à cette époque de l'année. De plus, la naissance de Jésus coïncide avec l'époque du recensement romain : les autorités choisissaient toujours une époque de l'année au climat chaud car les populations devaient voyager pour se rendre aux postes de recensement.

On ne trouve pas de fête du 25 décembre dans l'église chrétienne avant le IIIe siècle. Mais cette fête existait déjà avant Jésus-Christ dans les religions païennes ! Elle avait lieu pour honorer la naissance du fils de la Reine babylonienne.

Quand donc cette fête païenne est-elle rentrée dans l'Eglise ? En l'an 230, le chrétien Tertullien écrit qu'à son époque, les chrétiens ont tendance à se prostituer aux cultes idolâtres (Voir son ouvrage "de l'idolâtrie", Chapitre 44, Vol 1, p.682) :

"C'est nous qui fréquentons maintenant les Saturnales, les fêtes du solstice d'hiver, les Matronales (...) Oh ! comme les païens sont plus fidèles à leur religion ; comme ils prennent soin de n'adopter aucune solennité chrétienne !"

Que sont les fêtes du solstice d'hiver ?

ofrrandes à isisEn Egypte, au solstice d'hiver avait lieu la naissance du fils d'Isis, la reine des Cieux (sur l'illustration, offrande de gâteaux ronds à la déesse égyptienne Isis, que le rite catholique a transformé en hostie, voir le panneau suivant de l'expo). Cette fête avait un caractère astronomique, celui du renouvellement de la course du Soleil en fin de cycle, mais surtout il revêtait un caractère religieux : celui de la naissance d'un grand libérateur.
Chez les Sabéens d'Arabie, les peuples adoraient le 25 décembre la naissance de leur sauveur, sous les traits de la Lune. C'est le même culte que les Saxons ont ensuite adopté. Pour eux, la Lune était un mâle et le Soleil une femelle. Le 25 décembre, c'était la naissance du Seigneur Lune.

Ces fêtes païennes sont connues de la Bible :

Esaïe 65:11  Mais vous qui abandonnez l'Éternel, qui oubliez ma montagne sainte, qui dressez la table à Gad et remplissez la coupe pour Méni,
12  Je vous destine aussi à l'épée, et vous vous courberez pour être égorgés; parce que j'ai appelé, et vous n'avez pas répondu; j'ai parlé, et vous n'avez pas écouté; mais vous avez fait ce qui est mal à mes yeux, et vous avez choisi ce qui me déplaît !

Dans les commentaires de Saint Jérôme sur ce passage de Esaïe 65:11, il note que la table dressée en l'honneur de Gad et la libation offerte à Mani étaient des pratiques coutumières en Egypte et surtout à Alexandrie : c'était un culte pour la fertilité de la nouvelle année.

Gad se rapporte au dieu Soleil et Mani au dieu Lune. Meni, ou Manaï signifie "décompte" en rapport avec les changements de la Lune qui aident à compter les mois (Ps 104:19). Chez les Saxons, l'homme qui présidait au culte de la Lune s'appelait Mané et aussi Mani.

Que ce soit dans le culte babylonien de Baal (sur l'illustration, culte babylonien où le soleil est adoré sous le nom du dieu Shamash, à noter : la tiare qui surmonte sa tête, triple couronne du pouvoir suprême qui se retrouvera dans le culte catholique) ou dans le culte hindou de Surya, ces deux divinités étaient liées au soleil, qui s'incarnait par une naissance terrestre pour soumettre tous les autres dieux ennemis. A Babylone, la fête avait lieu au mois de Thebeth qui est notre mois de décembre. Pendant tout ce mois, on gardait allumées les bougies sur les autels. Cette fête est passée à Rome sous le nom de Fêtes de Saturne, les Saturnales. A Rome, le 25 décembre était fêté comme le jour de "natalis invicti solis" (le jour de naissance du soleil invaincu). Sous Caligula, ces fêtes duraient pendant 5 jours de débauche et d'ivrognerie.

Sapin de Noel au VaticanL'arbre de Noël de la tradition occidentale se retrouve en Egypte ancienne sous la forme du palmier (image du messie Baal-Tamar), et à Rome sous la forme du sapin (image du messie Baal-Berith). Sur l'illustration de droite, le sapin de Carinthie, dressé sur la Place Saint-Pierre de Rome, pour la fête de Noël, face à la grande obélisque égyptienne que Néron avait fait installée au centre de ses arènes.

A Rome, le poète Ovide confirme que la déesse médiatrice mère d'Adonis avait été changée en arbre pour enfanter son fils (Ovide, les métamorphoses, X,V). Ce fils, Homme-branche, était symbolisé par une bûche. En étant mis dans le feu, l'Homme-branche renaissait le lendemain comme arbre de vie.

On retrouve cette bûche, tronc sans branche, entouré par le dieu-serpent Esculape qui rend la vie. Ce serpent est le symbole de la médecine. Il est représenté autour de la bûche et il fait naître un palmier, symbole de victoire du dieu-soleil invaincu.

Nemrod, dans le culte babylonien, était le dieu mis à mort et rendu de nouveau à la vie. Sombre parodie de la promesse divine annoncée par les homme de Dieu dans la Bible. L'arbre de Noël, c'est "Nemrod redividus".

Dans les pays anglo-saxons, on embrasse la branche de gui, selon une tradition laissée par les druides. C'est une représentation héritée de l'homme-branche babylonien. Signe de réconciliation entre Dieu et les hommes, le baiser est présent dans le verset biblique du Psaume 85:10-11. Le propre du culte babylonien était de corrompre la pensée de Dieu que les auteurs bibliques annonçaient.

La fête de l'Annonciation du 25 mars

La fête de l'Annonciation du 25 mars se célèbre dans le culte catholique romain en souvenir, dit-on, de la conception miraculeuse du Seigneur dans le sein de la Vierge, le jour où l'Ange vint annoncer à Marie la venue du Messie. Cependant la Bible ne nous donne pas de date sur la visitation de l'ange.

La date du 25 mars, choisie par la tradition catholique romaine, est la date observée par le culte de la Rome païenne en l'honneur de Cybèle, la mère du messie babylonien (à gauche, sur une plaque d'argent, une représentation de style hellénique d'un prêtre perse sur un autel rendant un culte à Cybèle, reine du Ciel et mère du messie babylonien. Noter la Lune et le Soleil côte à côte).

Cette fête se retrouve dans le culte astrologique des Egyptiens : au mois de mars, Osiris, dieu souverain de l'au-delà, associé à la figure du soleil, pénétrait la Lune, symbole de la déesse Isis, son épouse. Il y avait alors conception par la semence d'Osiris (Osiris = He-Siri : la semence et Isis = Hisha (forme grecque) : la femme).

Entre le 25 mars, conception, et le 25 décembre, naissance, il y a 9 mois. La fête du 25 mars (conception) est une fête babylonienne, la fête du 25 décembre (naissance) étroitement liée par le rapport des dates de l'année, a la même origine païenne.

La fête de Pâques en avril

Fête de Paques à RomeLa fête de Pâques est pour le Catholicisme romain l'occasion de célébrer de grands rassemblements. (Sur la photo ci-contre, le pape Jean-Paul II célèbre la fête de Pâques devant le Colisée de Rome en 1979).

Quelle est la réelle origine des symboles catholiques véhiculés par cette fête ? Est-elle strictement d'origine juive ou bien la tradition catholique y a-t-elle incorporé des éléments païens, tels que le carême et les oeufs ?

En anglais, cette fête porte le nom de "Easter". Pourquoi ? parce que cette fête remonte directement au culte d'Astarté, appelé "Ishtar" sur les monuments assyriens de Ninive. Le culte de Bel et d'Astarté (Bel et Moloch sont les même divinités, transposées de Canaan en Assyrie) fut introduit en Grand-Bretagne par les druides, "prêtres des bocages". Le premier mai était encore appelé "Beltane" dans les almanachs anglais du XIXe siècle, époque de Alexander Hislop, l'auteur de cette étude. Les druides se réunissaient en cercle pour partager un gâteau d'avoine et celui qui avait pris une part spécialement marquée de noir, devait sauter à travers le feu. C'était la réplique exacte du culte de Baal à qui on sacrifiait dans le feu une personne tirée au sort.

Rapport entre la fête babylonienne et les Pâques catholiques.

A l'époque de Tertullien, fin du IIe siècle de notre ère, les chrétiens associaient leur fête de Pâque à la Pâque juive, Pascha, à la date du 23 mars. Il n'y avait pas de période de carême en ce temps-là, selon les écrits de Cassien de Marseille qui datent du Ve siècle.

D'ou viennent les 40 jours de jeûne du carême catholique ? D'une fête babylonienne ! Un jeûne était observée ches les païens comme préliminaires à la grande fête de Tammuz dont on célébrait la mort et la résurrection. Il y avait d'abord des rites larmoyants, puis des rites de réjouissance. C'est vers l'an 525 après JC que Denys-le-Petit introduisit l'amalgame entre la fête judéo-chrétienne de Pascha et la fête babylonienne du jeûne et du carême de 40 jours.

Les galettes chaudes marquées d'une croix et les oeufs coloriés figuraient aussi dans les rites chaldéens, exactement comme aujourd'hui chez les catholiques. Les oeufs étaient en usage chez les Egyptiens qui les suspendaient dans les temples pendant les cérémonies.

On voit encore dans l'île Éléphantine (Haute-Égypte), quelques restes d'un temple où fut adorée une divinité que les Égyptiens appelaient Keneph ou Emeph, qui veut dire bienfaisant, et dont ils faisaient la cause éternelle de l'univers : elle y était représentée sous la forme humaine, pour marquer son intelligence, androgyne, à cause de son indépendance et de sa nature universelle, un épervier sur la tête, en signe de son activité, enfin avec un oeuf sortant de sa bouche, symbole de la fécondité et de la production.

Oeufs de PâquesL'oeuf fut donc de bonne heure et pendant longtemps, honoré d'un culte spécial ; il fut célébré dans les cantiques sacrés, figura en nature dans les cérémonies religieuses, et pour perpétuer le souvenir de ce mythe de la création universelle, on en fit l'objet d'une fête particulière, célébrée chaque année à l'équinoxe du printemps, époque où la nature se reproduit et donne à tous les êtres une nouvelle existence (sur l'illustration, oeufs de Pâques en chocolat, décorées à la mode ukrainienne).

Ainsi que nous en instruit Juvénal, à Rome on faisait chaque année, au temps des équinoxes, une hécatombe de cent oeufs, pour purifier l'air et détourner les tempêtes. Pline assure que, de son temps, les jeunes gens attachaient une grande importance à certains jeux cabalistiques, dans lesquels ils se servaient d'oeufs teints de diverses couleurs.

Les oeufs magiques sont présents de l'Egypte jusqu'aux rives de l'Euphrate. A l'époque de l'Empereur Auguste, le secrétaire de la Bibliothèque Palatine, l'Egyptien Hyginus, écrit dans ses Fables l'origine de la déesse Vénus (romaine) / Astarté (babylonienne) :

"On dit qu'un oeuf de dimensions extraordinaires tomba du ciel dans l'Euphrate, les poissons le poussèrent jusqu'au rivage, là, les colombes le couvèrent et Vénus en sortit bientôt : elle fut appelée la déesse Syrienne."

C'est de là que vient l'usage des oeufs dans la tradition de la Pâques (Easter = Astarté) catholique romaine. Selon Alexander Hislop, l'Oeuf mystique babylonien était une représentation symbolique de l'Arche de Noé pendant le déluge. De l'oeuf/arche sortait une vie nouvelle quand tout avait été détruit. Et comme toutes les choses divines étaient rattachées à la grande déesse Astarté, l'oeuf aussi lui fut attribué. L'Eglise catholique romaine récupéra l'oeuf mystique païen : le pape Paul V fit même faire une prière spéciale pour l'oeuf !

"Bénis, Ô Dieu, nous t'en supplions, cette création qui est la tienne, ces oeufs qui sont l'oeuvre de tes mains afin qu'ils deviennent une nourriture fortifiante pour tes serviteurs, qui les mangent en souvenir de notre Seigneur Jésus-Christ".

Bien loin d'être en rapport avec Jésus, qui jamais, dans la Bible, n'est relié à un quelconque oeuf que ce soit, l'oeuf de Pâques est un sacrifice non-sanglant offert à Astarté, derrière laquelle se cache bien-sûr le dragon ancien qui est le diable.

La fête de la nativité de Saint Jean du 24 juin

Feux de la Saint-JeanCette fête, associée au feu et adoptée par le Catholicisme romain tombe à la date du solstice d'été. Il est remarquable de constater qu'en Chaldée, en Syrie et en Phénicie, le solstice d'été était aussi lié à un grande fête en l'honneur de Tammuz qui avait donné son nom à ce mois. A la fin du VIe siècle, quand les missionnaires catholiques sillonnairent les contrées orientales pour faires des prosélytes, ils introduisirent l'amalgame entre cette fête païenne et un événement biblique. C'était là la consigne du pape Grégoire Ier : "Il faut par tous les moyens aller au-devant des païens et les faire entrer dans l'Eglise Romaine" (Bower, Vie des Papes, Vol. 2, p. 523).

Mais pourquoi le Catholicisme a-t-il associé cette fête païenne à la figure biblique de Saint-Jean le baptiste ? Parce que c'était la seule figure évangélique qui avait une date de naissance liée au mois de juin, 6 mois avant la naissance de Christ. En associant la naissance de Christ au mois de décembre, il était facile de placer celle de Jean Baptiste en juin.

Oannes, dans la mythologie, était un dieu-poisson : il avait permis à Tammuz de sortir de l'eau. Chez les Gréco-romains, c'est la figure de Bacchus qui était l'équivalent de ce Dieu suprême sorti de l'eau. Le nom de Jean et celui du dieu Oannes furent associés pour séduire les païens et réconforter les chrétiens.

Un détail significatif du lien qui relie ces deux fêtes est qu'en Chaldée, la fête d'été de Tammuz commençait ses solennités la veille au soir, comme celle de la Saint-Jean.

Feux de la St JeanLes feux de la Saint-Jean qui sont le signe caractéristique de la fête catholique, sont aussi le reflet exact du culte de Baal / Moloch.
(Sur la photo, les feux d'artifices de la St-Jean à Paris en 1999.
Photographie de Christophe BLANC. Tous droits réservés - http://christopheblanc.free.fr/)

Ces feux sont une tradition introduite en Occident par les druides anglo-saxons (Toland, les druides, p. 107) pour bénir les moissons et sacrifier des animaux en voeu de prospérité.

Le culte du feu était aussi présent en Grèce antique, selon l'auteur Pausanias (Liv. II, Corinthiaca, 19) pour rendre hommage à Phoronée, celui qui (comme Prométhée) avait volé le feu aux dieux.

Selon les auteurs antiques Pline et Strabon, les prêtres marchaient sur des cendres et des braises. Virgile parle du même usage au sujet du culte d'Apollon, dieu solaire. Dans tout le monde païen, le rite de passage sur le feu se retrouve : chez les égyptiens avec le culte de Oris à Saïs, dans les rites vaudous, dans le culte inca, même chez les turcs et les chinois et toujours lors du solstice d'été !
Qu'on juge donc ici des origines païennes de la fête des feux de la Saint-Jean !

La fête de l'Assomption du 15 août

Procession marialeLa fête de l'Assomption a été créée par l'église catholique romaine au XIXe siècle pour honorer la vierge Marie immaculée, mère de Dieu. (Sur la photo ci-contre, procession du 15 août dans un village corse). La doctrine qui a fondée cette fête déclare que la vierge Marie n'a pas connu la corruption en chair et en os, mais qu'elle a été élevée au ciel, pour y être investie de la toute-puissance de Dieu. Cette doctrine non-biblique a reçu le sceau de l'infaillibilité pontificale.

Dans le système babylonien, cette doctrine était déjà toute préparée : on y enseigne que le grand dieu Bacchus descendit en enfer, y arracha sa mère des puissances infernales et l'emporta avec lui en triomphe dans les airs (Apollodore, III, 5). Les chinois possèdent aussi dans leur panthéon le même récit. Ils fêtent cette légende en août avec des candélabres et des lanternes.

Chez les babyloniens, la mère du messie fut associée à la pureté d'une colombe, et dotée de pouvoirs purificateurs. Elle est également invoquée ainsi dans les hymnes des Mystères orphiques :

"Associée aux saisons, essence lumineuse,
Vierge toute-puissante revêtue d'une lumière céleste
".

Pausanias déclare (Liv. IV, Messenica, 33) que Proserpine, femme de Pluton, roi des enfers, était adorée comme la Sainte-Vierge, non seulement pure de tout péché mais également née de conception immaculée. Lien évident avec la Madone romaine. Pour plus de détails sur ce culte idolâtre, se référer à l'avant-dernier panneau de cette exposition qui est spécialement consacré au culte mariale du Catholicisme.

 

2- La procession des idoles

L'église catholique a souvent recours aux processions des idoles.
(Sur la photo, procession mariale en Corse).
ProcessionLe Pape Grégoire le Grand semble avoir été le premier à introduire dans l'église romaine les processions religieuses sur une grande échelle. En 590, Rome souffrait de la peste et ce pape commanda au peuple de se regrouper en 7 groupes par classes d'âge pour marcher dans 7 processions différentes. En portant une statue de la vierge, ils
récitaient des litanies pour implorer la clémence divine, et les 7 processions convergèrent vers un même lieu.

D'où vient cette pratique ? Suit-elle un modèle biblique, celui de David implorant la clémence de Dieu ? Il n'y a pas dans la Bible de procession d'idoles. Dans la Bible, la marche processionelle autour des murailles de Jéricho, et la procession pour ramener l'Arche de l'Alliance à Jérusalem, n'étaient pas liées au culte de Dieu. La première était une bataille dont la tactique avait été commandée par Dieu, l'autre était un transfert ponctuel qui n'implorait aucune demande particulière à Dieu.

procession en BretagneLes processions avec des statues sont exclusivement païennes. (sur la photo, tous les ans, trois villages bretons près de Locronan organisent une semaine de processions à travers les champs, en portant les étendards de la Vierge).
Le pape Grégoire le Grand ne fit que reproduire un rite qui se retrouve à l'identique dans la Grèce païenne : les Egialéens furent victimes d'une épidémie. Les prêtres déclarèrent que les divinités Apollon et sa soeur Diane avaient été offensées. Ils envoyèrent donc 7 jeunes filles et 7 jeunes gens en procession pour supplier les dieux de revenir chasser l'épidémie. Ces processions furent renouvelées d'année en année jusqu'au temps de l'auteur Pausanias qui les évoque (Cf Potter, vol. 1, p. 334). Ces "septuple litanies" sont l'origine exacte des 7 processions demandées par le pape Grégoire !

Procession égyptienneDès l'antiquité, nous trouvons chez Homère le récit de la procession des matrones de Troie qui se rendirent au sanctuaire de Minerve pour demander le salut de leur cité (Iliade, VI, 5). Les sculptures de Ninive représentent avec éclat les processions d'idoles portées sur les épaules dans la Babylone antique. L'Egypte connaissait les mêmes pratiques processionnelles : les objets et la statue du dieu qu'on honorait étaient suivis des statues du roi et de ses ancêtres (sur l'illustration, la barque solaire de Ramses II portée par les grands prêtres égyptiens, dans le temple de Ramses II à Abou-Simbel, en Egypte). En Ethiopie aussi, les statues de Jupiter et de Junon étaient transportées en procession (Diodore, Liv. I, 97).

Le Seigneur déclare que ces processions idolâtres et superstitieuses sont de réelles offenses contre lui. Il nous appelle à la repentance, à nous montrer fidèles, à nous souvenir de ses enseignements, car c'est lui seul qui exauce nos prières :

Esaïe 46:5
A qui me comparerez-vous, et qui ferez-vous mon égal ? Avec qui me confronterez-vous, pour nous trouver semblables ?
6  Ils répandent l'or de leur bourse et pèsent l'argent à la balance, ils paient un orfèvre pour en faire un dieu; ils l'adorent, et ils se prosternent devant lui.
7  Ils le portent, ils le chargent sur l'épaule, ils le posent en place, et il y reste; il ne bougera pas de son lieu. Puis on crie à lui; mais il ne répond point, et il ne sauve pas de la détresse.
8  Rappelez-vous ces choses, et soyez des hommes ! Rappelez-les à votre cœur, infidèles !
9  Rappelez-vous les premières choses, celles des temps anciens; car je suis Dieu, et il n'y en a point d'autre ; je suis Dieu, et il n'y en a point comme moi.

 

Objets catholiques : l'héritage du paganisme

 

Au sommaire de ce chapitre  :

1- Les principaux objets du culte catholique sont souillés par l'idolâtrie :

2 - L'hostie et le sacrifice non-sanglant de la messe catholique :


1 - Les principaux objets du culte catholique sont souillés par l'idolâtrie

Signe de la croix et crucifix

Dans le système romain, le signe de la croix et son image occupent une place prépondérante. Rien ne peut être fait sans cette marque (sur la photo, le signe de la croix par le Pape Pie XII donnant sa bénédiction à la sortie de la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome. C'est ce pape qui, le 1er novembre 1950, proclama le dogme de l'assomption de Marie au ciel).

Signe de croix : quelle en est la justification ? Est-il en rapport avec le principal passage biblique qui parle de la croix de la crucifixion de Jésus-Christ, l'apôtre Paul disant :

Mais pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie sinon en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par lequel le monde m'est crucifié, et moi au monde !
Galates 6:14

Ce verset évoque la prédication de la mort salvatrice de Jésus-Christ. On n'y trouve pas la justification de placer quelque dévotion que ce soit dans des crucifixs ou dans des signes de croix.

Crucifix à SévilleQui plus est, selon la Bible, la croix de Christ est un "arbre maudit", un signe de malédiction, cette malédiction que Jésus-Christ a portée à la place du monde :

Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, quand il a été fait malédiction pour nous; (car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois;)
Galates 3:13

Crucifix de Jean-Paul IISe rend-on compte que la vénération d'un crucifix est une malédiction que l'on invoque ?


(Sur l'illustration ci-dessus, une pénitente lors des processions de la semaine sainte de Séville, en Espagne. Est-ce cela la joie des élus en Jésus, quand Paul dit : " Réjouissez-vous en notre Seigneur; je vous le dis encore, réjouissez-vous". Philippiens 4:4)

Christ est ressuscité ! Pourquoi donc le laisser pendu au bois, dans une position de maudit ?

Sur la photo de droite, voici le crucifix sur lequel le pape Jean-Paul II s'appuie à chacune de ses sorties officielles. C'est un objet de malédiction avec lequel il "bénit" les foules.

Combien il est avantageux pour la papauté de laisser le Christ cloué en croix : les papes peuvent ainsi prendre sa place dans le coeur des fidèles, se déclarant eux-mêmes "vicaires du Christ" (vicaire = remplaçant).

L'adoption du signe de croix par le Catholicisme romain est-elle fondée historiquement sur la célèbre histoire du signe de croix de l'empereur Constantin ?

Croix de ConstantinL'église romaine invoque l'usage constant de la croix par ce récit du IVe siècle. (sur l'illustration : "l'apparition de la croix à Constantin", atelier de Raphaël, vers 1520, musée du Vatican.)

On dit qu'en 324, la veille de la victoire au pont de Milvius, contre Maxence, l'empereur Constantin aurait vu dans le ciel le signe de la croix, en présage à la victoire du Christianisme. Le Christ lui aurait dit : "Par ce signe tu vaincras !".

Croix en XEn étudiant les écrits de Lactance, tuteur de Crispus, fils de Constantin, ("De moribus persecutorum", 44), le signe de croix que Constantin vit n'était pas un T mais le X (lettre Ch grec) du nom "Christ". Ambroise, évêque de Milan le confirme (Ambrosii Opera, Tome IV). L'histoire ne fait donc pas allusion à un signe de croix mais uniquement au nom de Christ. (Sur l'illustration de droite, une médaille commémorative de la victoire de Constantin, frappée par Constantin II, son fils. On y voit le signe en X sur l'étendard).
Dans les catacombes de Rome, on retrouve l'inscription suivante en rapport avec le récit de Constantin : "tu vaincras par ceci" :

IN HOC VINCES
X

La confusion faite entre la croix X de Constantin et la croix T du catholicisme repose selon Tertullien (Apologeticus adv. gentes, Ch. 16) sur la croix en T qui figurait déjà sur l'étendard de la Rome Païenne, le Vexillum, drapeau de la Cité.

En effet, la vraie raison du signe de croix pratiqué dans le Catholicisme a ses racines dans le système des Mystères babyloniens. Le paganisme attribuait déjà à la croix des pouvoirs magiques.

La croix catholique n'est pas un emblème chrétien, c'est le Tau mystique des Chaldéens et des Egyptiens, la première forme de la lettre T de Tammuz, le dieu sauveur des Chaldéens. L'étude des monnaies antiques permet de retrouver ce signe cabalistique : à gauche le signe en usage en Chaldée. A droite, le signe de la croix retrouvé en Etrurie.

Ce Tau mystique était marqué sur le front des initiés au moment du baptême des mystères païens. Pour identifier Tammuz au soleil, on associait le Tau avec le disque solaire, en deux combinaisons possibles : à gauche, le tau est surmonté du disque solaire, à droite, le Tau est inclus dans le disque solaire.

Intronisation de Jean Paul IILa croix de Malte que les prélats catholiques ont adoptée sur leurs costumes d'apparat est sans équivoque possible en relation avec le culte du soleil, car ce symbole a été trouvé à Ninive par Layard comme emblème sacré (Layard, Ninive et Babylone, p. 211). Sur la photo de droite, le jour de son intronisation, le 16 octobre 1978, vers 17h15, le pape Jean-Paul II est décoré d'une étole où figure la croix de Malte, Tau magique inclus dans le disque solaire. Nous verrons dans le quatrième panneau de l'exposition l'influence que Jean-Paul a exercée, au cours de son pontificat, dans le culte magique de la "vierge, sainte mère de Dieu".

Croix égyptienneLe Tau mystique était appelé le signe de la vie : on le portait sur son coeur comme une amulette. Il figurait sur les vêtements officiels des prêtres, comme ceux de Rome. Les rois le portaient à la main comme signe de leur autorité divine. Les Vierges vestales le portaient en pendentif autour du cou, comme les religieuses actuelles. (sur l'illustration, peinture murale égyptienne représentant le roi offrant du vin à Horus qui tient le signe de vie dans sa main droite, et le même roi face à la déesse Hathor qui tient elle aussi le signe de vie. Tombeau de Horemheb, dans la vallée des rois, vers 1319-1307 av JC).

Dans pratiquement toutes les tribus païennes se retrouve le signe de croix : chez les Celtes païens bien avant la crucifixion du Seigneur Jésus. Selon l'archéologue Crabb (Mythologie, p. 163), les druides construisaient des croix et y gravaient la lettre Tau. On la retrouve au Mexique bien avant la conquête catholique (Maurice, Antiquités indiennes, T. VI, p. 1).

La figure de gauche est celle du dieu Bacchus que les Romains ont incorporé dans leur panthéon, mais qui est avant tout d'origine babylonienne. Il est ici représenté avec une coupe à la main. Le nom de cette coupe sacrée était Khûs, symbole de sa filiation avec Nemrod, fils de Cush, le plus grand de tous les dieux chaldéens. Le rameau qu'il tient est aussi symbole de sa filiation. Sur le détail aggrandi de sa tête, à droite, le signe du Tau mystique est bien présent. Ce signe signifiait que ce dieu était adoré comme le messie babylonien.

Dans les religions païennes, la croix n'est pas un arbre de malédiction. C'est la Bible qui en a fait un signe de malédiction à cause de Jésus-Christ crucifié. Dans le monde païen, la croix était le symbole de l'arbre des dieux, de l'arbre de vie qui engendre la connaissance et procure la vie.

C'est ce que l'on retrouve dans le culte catholique, qui adore la croix en tant qu'arbre de vie (sur l'illustration, un crucifix médiéval qui a transformé la croix en arbre fleuri). Voici un extrait d'un hymne catholique, rédigé originellement en latin par le clergé d'Angleterre :

" Salut, ô croix, bois triomphal, véritable salut du monde,
de tous les arbres, il n'en est point un seul dont les feuilles, les fleurs, les boutons, puissent être comparés aux tiens !
Ô croix, notre seule espérance, augmente la justice de l'homme pieux, et pardonne les fautes du pécheur."

Les écrits de Tertullien (De corona militis, III) et les recherches de l'archéologue Wilkinson (Tome X, p. 283) montrent que c'est en Egypte que les communautés chrétiennes ont associé la croix signe de vie avec la croix de la crucifixion de Christ. C'est ainsi que l'adoration de la Crux Ansata d'Osiris (croix ansée d'Osiris) a pénétré dans l'église. Le manque de connaissance a eu tôt fait de créer cet almagame souillé par le paganisme.

 

Des statues habillées et couronnées

Part importante du cérémonial romain, l'habillement et le couronnement des statues est l'héritage direct du paganisme.

Dieu nous rappelle avec force qu'il juge comme une abomination le culte des images et des pierres taillées :

Amon était âgé de vingt-deux ans quand il devint roi, et il régna deux ans à Jérusalem.
Il fit ce qui est mauvais aux yeux de l'Éternel, comme avait fait Manassé, son père; il sacrifia à toutes les images taillées que Manassé, son père, avait faites, et il les servit.
2 Chroniques 33:21-22

Culte de la Vierge de LourdesPourtant, loin de se remettre en question pour cesser une pratique idolâtre qui lui attirera la colère de Dieu, le Catholicisme romain est rempli de sacrifices d'adoration au pied des statues de vierges, de saints, d'anges et de dieux qu'il revêt d'or et de vêtements précieux. (sur la photo, dans la grotte de Lourdes en 1983, le pape Jean-Paul II sacrifie à l'image taillée de la sainte vierge mère de Dieu).

Le Catholicisme aime ses statues, au point qu'il les habille de vrais vêtements, selon une coutume païenne qui occupait une grande place dans le cérémonial de la Grèce ancienne. Pausanias nous raconte les offrandes faites à Minerve par Laodicée, fille d'Agapenor (Pausanias, VIII, Arcadica, 5). Il s'agissait d'un voile pour en recouvrir la statue. Les inscriptions de la célèbre Pierre de Rosette nous informent que les principaux prêtres grecs étaient seuls admis à rentrer dans la présence des dieux pour en revêtir leurs statues. Celles-ci étaient sur terre le lieu où ces dieux résidaient. Homère aussi, dans l'Iliade (Livre VI) raconte comment Hécube, reine de Troie, vint avec le voile le plus précieux de ses trésors pour l'offrir au temple de Minerve.

Pourquoi les dieux avaient-ils donc besoin d'être habillés ?

Parce que les dieux avaient été victimes de la nudité selon les conceptions du paganisme antique. Ils avaient eux aussi subi le châtiment ancestral de nos parents Adam et Eve, dépouillés de leur gloire par le premier péché.

Vierge espagnole(Sur l'illustration de droite, les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle prient cette vierge vêtue de brocards d'or, dans l'église Santo Domingo de la Calzada, dans la province de Rioja, en Espagne.)

Hérodote dans ses Histoires (Livre II, 42) rappelle qu'en Egypte, chaque année, on immolait un bélier pour en récupérer la peau afin de revêtir la statue du père des dieux. Le lien avec l'épisode biblique contenu dans la Genèse est évident :

Et l'Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des robes de peau, et les en revêtit.
Genèse 3:21

La Genèse nous enseigne que la réalité spirituelle de cette peau qui recouvre la nudité, c'est le sang de Jésus qui nous purifie de nos péchés et nous communique un vêtement blanc, aux yeux de Dieu notre Père :

Puis un des Anciens prit la parole, et me dit: Ceux qui sont vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d'où sont-ils venus ?
Et je lui dis: Seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui sont venus de la grande tribulation, et qui ont lavé leurs robes, et ont blanchi leurs robes dans le sang de l'Agneau.
Apocalypse 7:13-14  

L'enfant de Dieu qui comprend l'oeuvre de purification du Seigneur Jésus pour sa vie n'a plus besoin de rechercher une autre justice.
Le propre de la religion babylonienne a été de pervertir toutes les vérités transmises par Dieu aux hommes. A Babylone, la figure divine de Nemrod avait aussi été dépouillée de sa gloire. Il était l'incarnation de ce "père des dieux" dont les prêtres habillaient la statue en signe de triomphe et de gloire. Tous les initiés du culte babylonien devaient, eux aussi, être dépouillés, marcher nus, puis être rhabillés. Quelle triste perversion spirituelle est ainsi attachée à l'idolâtrie des statues qu'on habille...

Le couronnement des statues est lié à Nemrod, premier roi après le déluge, qui fut déifié par les mystères babyloniens. Transposé chez les grecs, c'est Bacchus qui fut le premier dieu à recevoir une couronne (Pline, Histoires Naturelles, Liv. 16). Osiris, en Egypte, possédait également une couronne de trèfle, symbole de la trinité égyptienne (Plutarque, de Iside, Vol. 2). Le trèfle était une plante sacrée symbolisant la trinité des dieux.

A tout roi couronné correspondait une reine couronnée. Bacchus couronna sa femme Ariadne dans le ciel (Ovide, les Fastes, VIII, v. 513). (Sur l'illustration de droite, vierge couronnée du XVe siècle conservée à Varsovie).

 

 

Couronne d'or, couronne de fleurs, la tradition d'offrir des fleurs aux dieux est attestée chez le poète Ovide qui raconte comment Proserpine, cueillant des fleurs, fut capturée par Pluton, le dieu des enfers. La terre se lamenta et perdit sa beauté. Mais le culte de fleurs offertes aux déesses païennes répara cet outrage. (Sur la photo à gauche, environnée de fleurs, Notre-Dame-du-Grand-Retour, patronne des marins-pêcheurs de Boulogne, part en procession navale.)

Selon Lucrèce, poète romain, en offrant des fleurs à Vénus, la Rome païenne invoquait l'intercession de la déesse d'amour pour retrouver des bénédictions temporelles.
Où trouverons-nous dans la Bible, la volonté de Dieu de recevoir des fleurs ou des fruits de la terre ?

Pour les enfants de Dieu qui veulent lui rendre un culte vrai et agréable, le Seigneur Jésus a mis un terme à ces pratiques ostentatoires, quand il a déclaré à la femme samaritaine que les vrais adorateurs de Dieu doivent lui rendre un culte en esprit :

Jean 4:23-24
Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car le Père demande de tels adorateurs.
Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité.

Rosaire et chapelets

Prière à FatimaLe Catholicisme encourage le Rosaire, (dont le nom médiéval a pour origine la guirlande de fleurs dont on couronnait la vierge), grand chapelet qui aide à compter une à une les prières que l'on récite en boucle (quinze dizaines d'Ave Maria, séparées chacune par un Pater Noster).

(Sur l'illustration, une prière adressée à la Vierge de Fatima, au Portugal.)

Ces prières répétitives sont contraires à l'enseignement de Jésus et pourtant, nul catholique ne prend garde à ses paroles :

Or quand vous priez, n'usez point de vaines redites, comme font les Païens ; car ils s'imaginent d'être exaucés en parlant beaucoup.
Matthieu 6:7

Prières et chapeletCette allusion du Seigneur de prendre garde aux cultes païens est un avertissement puissant : le chapelet, et les vaines redites, étaient déjà en usage dans la plus haute antiquité. (Sur la photo de droite, un fidèle polonais prie avec un chapelet, agenouillé devant la cathédrale de Cracovie, premier lieu de la ferveur catholique en Pologne).

En Grèce antique, la statue de Diane d'Ephèse lui faisait tenir un chapelet dans les mains. Dans la Rome païenne, les matrones portaient un collier de graines qui descendaient sur leur poitrine, comme les rosaires actuels, et son nom explique son usage : Monile (celui qui fait souvenir).

Les Mexicains faisaient usage du chapelet comme d'un instruments sacré (Humboldt, Vol. II, p. 20).

Bouddhiste tibétainLes Brahmanes de l'Hindouisme en font également usage et leurs livres sacrés en parlent sans cesse. En racontant la mort de Sati, femme de Siva, les textes sacrés l'évoquent flottant à la surface de l'eau un chapelet de prière entre les mains. (Kennedy, Vawashi-Puran, p. 332). Dans la Chine bouddhiste, on trouve un chapelet de 108 grains qui fait partie du vêtement cérémonial des Lamas tartares (Sir John F. Davis, la Chine, Vol. 1, p. 391). (Sur l'illustration de gauche, un moine bouddhiste tibétain, apprend les prières traditionnelles à son disciple. Il tient dans sa main droite un chapelet).

Le chapelet est entré dans le rite catholique au cours du XIIIe siècle, lorsque les premiers grands voyageurs occidentaux ont ramené du monde arabe des manuscrits anciens greco-arabes et des rites souillés de paganisme.

Comment trouver un meilleur joug sacerdotal que de faire croire aux fidèles que leur salut et leur exaucement dépendent de leurs efforts incessants et non pas de leur simple foi ! Combien ces pratiques superstitieuses et dégradantes sont loin de la vérité simple et libératrice contenue dans les Paroles de Jésus :

Matthieu 21:21-22
Et Jésus répondant leur dit: en vérité je vous dis, que si vous avez la foi, et que vous ne doutiez point, non seulement vous ferez ce qui a été fait au figuier, mais même si vous dites à cette montagne: quitte ta place, et te jette dans la mer, cela se fera.
Et quoi que vous demandiez en priant Dieu si vous croyez, vous le recevrez.

 

Le culte des reliques

Relique du VaticanL'un des traits les plus caractéristiques du Catholicisme romain est de consacrer des reliques : partout où s'ouvre une chapelle, où se construit une église, il y manque quelque chose si des reliques n'y sont pas présentes pour "sanctifier" ce lieu.
(Sur l'illustration de gauche, reliquaire de la tête de Sainte Prassède, du XIe siècle, conservé au musée chrétien de la Bibliothèque Apostolique du Vatican).

Saint-Augustin lui même était imprégné de cette vénération superstitieuse et inculquait le culte des morts capables d'opérer des prodiges (Cf La Cité de Dieu, Liv. 22, 8). Il est lui-même devenu à son tour l'objet d'un culte idolâtre des dévôts catholiques ! Le culte des reliques est entré dans le Catholicisme dès le IVe siècle, pour atteindre un sommet dans leur vénération aux XIIe et XIIIe siècles.

La Bible encourage-t-elle ces pratiques ? Loin de là ! Au contraire, nous lisons dans l'épître de Jude que l'archange Michel contesta avec le diable le corps de Moïse, afin qu'il ne soit pas découvert, tranformé en reliques et qu'il ne devienne l'objet d'un culte idolâtre. La Parole de Dieu nous affirme donc que c'est l'oeuvre du diable de vouloir plonger les hommes dans l'idolâtrie des reliques.

Reliquaire(Sur l'illustration de droite, le reliquaire de Cologne, qui fut construit en 1230 pour y abriter les reliques des Trois Rois Mages et des saints Félix, Nabor et Grégoire de Spolète, reliques qui furent données à la ville en 1164).

La Grèce ancienne connaissait déjà les croyances superstitieuses aux reliques, et surtout aux ossements des héros déifiés, qui constituaient des formes de piété très populaires. Les oeuvres de Pausanias, historien grec, sont pleines d'allusions à ces rites païens. Il nous apprend que l'omoplate de Pélops fut désignée par l'oracle de Delphes comme possédant la vertu magique de délivrer les Eléens d'une peste qui les décimait. Cet os fut confié à la garde de l'homme qui l'avait exhumée et à sa postérité (Pausanias, Liv. V, Prio. Eliaca, 13). A Thèbes, ce sont les os du Troyen Hector qui y étaient vénérés sur ordre de l'oracle de Jupiter (Pausanias, Liv. IX, Boeotica, 18).

Philae en EgypteOsiris, grand dieu égyptien, tué par le dieu Seth, avait vu son corps divisé en 14 reliques qui avaient été envoyées de part et d'autre du royaume d'Egypte pour y fonder des cultes en son honneur. Plutarque raconte comment la déesse Isis, sa femme, se mit à rechercher les reliques de son mari et les retrouva toutes, sauf une, que les poissons avaient mangée. Elle rendit la vie à son mari, qui fut alors adoré comme le dieu ressuscité. Pour se souvenir de la perte d'un des membres d'Osiris, Isis consacra le phallus de son époux et institua une fête en son honneur ! (Sur l'illustration, l'île d'Agilkia, sur le Nil en Egypte, où se situe le complexe religieux des temples de Philae. Les temples d'Isis et d'Osiris y perpétuaient cette croyance).
Plutarque évoque aussi la tradition égyptienne de vouloir se faire enterré dans une terre sanctifié par la proximité des reliques d'Osiris.
Les peuples bouddhistes ne sont pas en reste dans le culte des reliques, à l'exemple de la dent de Bouddha, conservée à Ceylan par le Rajah de Devas.

Dent de Bouddha en Orient, dent de Saint-Pierre en Occident !

A la fin du XIXe siècle, le pape Pie IX présenta une dent, soi-disant relique de Saint-Pierre à l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche, comme marque de sa faveur pontificale et de son estime !

(Sur l'illustration de gauche, le reliquaire de l'empereur Frédéric II Barberousse qui mourut noyé sur le chemin de la IIIe croisade, en 1190. Ses reliques sont conservées dans l'église Saint-Jean à Coppenburg, en Allemagne).

Le culte des reliques est le fondement de ces nombreux pèlerinages que les dévôts catholiques font dans le monde entier. Que ce soit vers Saint-Jacques de Compostelle, ou vers le Saint-Sépulcre de Jérusalem, les pèlerins voient là une manière de se purifier et d'obtenir des grâce particulières de la part de Dieu. Combien ces pratiques sont contraires à l'affirmation biblique que le sang de Jésus-Christ est seul capable de nous purifier de tout péché !


Les lampes et les cierges

TaizéToutes les célébrations du culte catholique ont pour trait commun de devoir être associées au feu, sous forme de cierges ou de chandeliers allumés. (Sur l'illustrations de droite, une veillée de prière à la communauté oecuménique de Taizé).

Il serait tentant d'y trouver une justification biblique dans l'Ancien Testament où les chandeliers brûlaient dans le Tabernacle de Moïse, puis dans le Temple de Salomon. Dans la Bible, les chandeliers étaient l'image du Saint-Esprit de Dieu, l'Apocalypse nous le confirme.

Cierges à LourdesPourtant les premiers chrétiens des trois premiers siècles ne s'intéressèrent jamais à ces illuminations cultuelles. Elles étaient pour eux la marque incontestable des cultes païens qu'ils combattaient. L'écrivain chrétien Lactance écrivait au IVe siècle sur les stupidités contenues dans les rites païens et il se moquait des Romains "qui allument des cierges pour Dieu comme s'il vivait dans l'obscurité" ! (Lactance, Institut. Liv. VI, 2). (Sur l'illustration de gauche, les grands cierges à Lourdes).

C'est donc après Lactance que ces coutumes s'introduisirent dans le Catholicisme. L'allumage des cierges devant les statues d'idoles se trouve dans les écrits de Eusèbe (Vita Constantini, Liv. II, 5). Eusèbe raconte comment Licinius, empereur romain, offrit des cierges à ses dieux pour leur réclamer la victoire face à Constantin. Les processions romaines étaient richement pourvues en illuminations.

Quelle vertu attribuait donc le paganisme aux illuminations ?
Les cierges allumés invoquaient la médiation du dieu babylonien Ouranos, "celui qui éclaire". En adorant ce dieu-soleil, on jouissait de l'illumination du monde matériel, mais aussi de l'illumination des âmes humaines. Ouranos était associé au culte du Messie babylonien Mithra. Celui-ci était représenté sous la forme d'un lion, tenant dans sa gueule une abeille (Figure de droite). Pourquoi une abeille dans la gueule ? parce qu'une abeille se prononçait "Dabar" en chaldéen, et que "Dabar" était aussi le mot désignant la Parole. Les anciens juifs parlaient du messie, La Parole, en utilisant le mot Dabar. L'évangéliste Jean nomme Jésus-Christ, le messie de Dieu : "La Parole de Dieu" qui est la lumière venant dans le monde ! (Evangile de Jean chapitre 1).

Le culte babylonien, perversion du culte voulu par Dieu, honorait donc son propre messie, Mithra, comme la "Parole de Dieu" et les cierges associés à son culte faisant de lui le "Médiateur" qui éclaire les hommes.

Abeilles d'Urbain VIIICe travestissement est passé dans tous les cultes païens de l'Antiquité. Saturne était honoré de cierges car disait-on "il avait ramené les hommes à la lumière". Le culte de Diane à Ephèse avait pour emblême une abeille. Son grand-prêtre était appelé Essen "le roi-abeille" (Müller, les Doriens, Oxford, 1830).

(Sur l'illustration, la fontaine que le pape Urbain VIII offrit en 1644 à la ville de Rome. Bernin la dessina. Sur la coquille, on lit : "Urbain VIII, souverain pontife" et les abeilles lui sont associées).


Comment ne pas être profondément interpellé par cette déclaration d'un prélat catholique anglais contenue dans la "revue de l'épître", du Dr Gentianus Harvet de Louvain (p. 349) :

"Si nous admirons l'origine de cette substance (la cire des cierges), nous devons exalter hautement les abeilles, car elles ramassent les fleurs avec leurs pattes et cependant elle ne font aucun mal : elles ne donnent point le jour à des petits, mais elles produisent leurs jeunes assaims par la bouche, comme Christ (pour prendre un exemple admirable), est sorti de la bouche du Père".

Dans l'ouvrage papal appelé "Pancarpium Marianum", on lit le passage suivant :

"Dans ce paradis vivait cette céleste abeille (la vierge marie), c'est-à-dire cette sagesse incarnée. Elle trouva ce rayon de miel qui découlait goutte à goutte et par lequel l'amertume du monde fut changé en douceur".

Ces paroles blasphématoires représentent le Seigneur Jésus comme ayant tiré de sa mère tout ce dont il avait besoin pour bénir le monde ! Idée complètement anti-biblique, il va sans dire. Le cérémonial des cierges conduit les catholiques dans un culte blasphématoire plus subtil qu'il n'y paraît. Babylone est la mère des abominations.

2 - L'hostie et le sacrifice non-sanglant de la messe catholique

La messe catholique est le culte central du Catholicisme romain. On y présente un sacrifice non-sanglant, en y renouvelant, messe après messe, le sacrifice de Jésus-Christ pour la rémission des péchés.

Elévation de la coupeMais il n'y a pas effusion de sang.
Il suffit aux catholiques de croire que le corps de Christ est à chaque fois présent dans l'hostie consacrée qu'ils mangent et que son sang s'est transmué dans le calice de vin que le prêtre boit après l'avoir élevé au ciel. (sur l'illustration, un prêtre hollandais élève le calice : c'est un des moments sacrés dans la célébration de la messe catholique).

Pourquoi renouveler le sacrifice de Jésus-Christ ? Est-ce biblique ?
Voici ce que le Bible dit : Christ a effectué une fois pour toutes le sacrifice de rémission pour les péchés :

Romains 6:9  
Sachant que Christ étant ressuscité des morts ne meurt plus, et que la mort n'a plus d'empire sur lui.
10  Car ce qu'il est mort, il est mort une fois à cause du péché; mais ce qu'il est vivant, il est vivant à Dieu.

Hébreux 7:26 (à propos de Jésus-Christ) :
Or il nous était convenable d'avoir un tel souverain Sacrificateur, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et élevé au-dessus des cieux;
27  Qui n'eût pas besoin, comme les souverains Sacrificateurs, d'offrir tous les jours des sacrifices, premièrement pour ses péchés, et ensuite pour ceux du peuple, vu qu'il a fait cela une fois, s'étant offert lui-même.

Hébreux 9:11
Mais Christ étant venu pour être le souverain Sacrificateur des biens à venir, par un plus excellent et plus parfait tabernacle, qui n'est pas un tabernacle fait de main, c'est-à-dire, qui soit de cette structure,
12  Il est entré une fois dans les lieux Saints avec son propre sang, et non avec le sang des veaux ou des boucs, après avoir obtenu une rédemption éternelle.

Si Christ a réellement réalisé une fois pour toutes le salut de son peuple, pourquoi l'église catholique renouvelle-t-elle son sa